Kamis, 02 Januari 2014

Comprendre l'empire : Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ?

Alain Soral, polémiste, écrivain, essayiste et réalisateur.

"Intellectuel dissident », ancien militant communiste, conseiller de Marine Le Pen pour les affaires sociales et le problème des banlieues de 2007 à 2009, fondateur en 2007 de "Égalité et Réconciliation", une association « nationaliste de gauche", candidat aux élections européennes de 2009 en Île-de-France sur la « liste antisioniste » conduite par Dieudonné.


Bibliographie :


Les Mouvements de mode expliqués aux parents, avec Hector Obalk, Robert Laffont, 1984.
Le Jour et la Nuit, ou la vie d'un vaurien, roman, Calmann-Lévy , 1991 Rééd. sous le titre La Vie d'un vaurien, Éditions Blanche, 2001
Sociologie du dragueur, Éditions Blanche, 1996
Vers la féminisation ? Démontage d'un complot antidémocratique, Éditions Blanche, 1999
Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, Éditions Blanche , 2002
Socrate à Saint-Tropez : texticules, Éditions Blanche, 2003
Misères du désir, Éditions Blanche, 2004
CHUTe ! Éloge de la disgrâce, Éditions Blanche, 2006
Comprendre l'Empire, Éditions Blanche, 2011


En 2001, il réalise Confession d'un dragueur, avec Saïd Taghmaoui et Thomas Dutronc.
Son dernier essai, Comprendre l'Empire est sans doute son livre le plus profond, le plus complet et le plus polémique de tous !


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Indignez-vous ! édition revue et augmentée

Stéphane Hessel est né à Berlin, en 1917, d'un père juif écrivain, traducteur, Franz Hessel, et d'une mère peintre, mélomane, Helen Grund, écrivaine elle-même.
Ses parents s'établissent à Paris en 1924, avec leurs deux enfants, Ulrich, l'aîné, et Stéphane. Grâce au milieu familial, tous deux fréquentent l'avant-garde parisienne, dont le dadaïste Marcel Duchamp et le sculpteur américain Alexandre Calder. Stéphane entre à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1939, mais la guerre interrompt ses études. Naturalisé français depuis 1937, il est mobilisé et connaît la drôle de guerre, voit le maréchal Pétain brader la souveraineté française. En mars 1941, il rejoint la France libre du général de Gaulle, à Londres. Il travaille au Bureau de contre-espionnage, de renseignement et d'action (BCRA). Par une nuit de fin mars 1944, il est débarqué clandestinement en France sous le nom de code « Greco » avec pour mission d'entrer en contact avec les différents réseaux parisiens, de trouver de nouveaux lieux d'émission radio pour faire passer à Londres les renseignements recueillis, en vue du débarquement allié.

Le 10 juillet 1944, il est arrêté à Paris par la Gestapo sur dénonciation : « On ne poursuit pas quelqu'un qui a parlé sous la torture », écrira-t-il dans un livre de mémoires, Danse avec le siècle, en 1997. Après des interrogatoires sous la torture - l'épreuve de la baignoire notamment, mais il déstabilise ses tortionnaires en leur parlant allemand, sa langue natale - il est envoyé au camp de Buchenwald, en Allemagne, le 8 août 1944, donc à quelques jours de la libération de Paris.
A la veille d'être pendu, il parvient in extremis à échanger son identité contre celle d'un Français décédé du typhus dans le camp. Sous son nouveau nom, Michel Boitel, fraiseur de métier, il est transféré au camp de Rottleberode à proximité de l'usine de train d'atterrissage des bombardiers allemands, les Junker 52, mais heureusement - sa chance éternelle -, il est versé au service comptabilité. Il s'évade. Repris, il est déplacé au camp de Dora où sont fabriquées les V-1 et V-2, ces fusées avec lesquelles les nazis espèrent encore gagner la guerre. Affecté à la compagnie disciplinaire, il s'évade à nouveau et cette fois pour de bon ; les troupes alliées se rapprochent de Dora. Enfin, il retrouve Paris, sa femme Vitia - la mère de ses trois enfants, deux garçons et une fille.


« Cette vie restituée, il fallait l'engager », écrit l'ancien de la France libre, dans ses mémoires. En 1946, après avoir réussi le concours d'entrée au ministère des Affaires étrangères, Stéphane Hessel devient diplomate.
Son premier poste est aux Nations unies où, cette année-là, Henri Laugier, secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire de la Commission des droits de l'homme, lui propose d'être son secrétaire de cabinet. C'est à ce titre que Stéphane Hessel rejoint la commission chargée d'élaborer ce qui sera la Déclaration universelle des Droits de l'homme. On considère que sur ses douze membres, six ont joué un rôle plus essentiel : Eleanor Roosevelt, la veuve du Président Roosevelt décédé en 1945, féministe engagée, elle préside la commission ; le docteur Chang (Chine de Tchang Kaï-chek et non de Mao) : vice-président de la commission, il affirma que la Déclaration ne devait pas être le reflet des seules idées occidentales ; Charles Habib Malik (Liban), rapporteur de la commission, souvent présenté comme la « force motrice », avec Eleanor Roosevelt ; René Cassin (France), juriste et diplomate, président de la commission consultative des Droits de l'homme auprès du Quai d'Orsay ; on lui doit la rédaction de plusieurs articles et d'avoir su composer avec les craintes de certains États, y compris la France, de voir leur souveraineté coloniale menacée par cette déclaration - il avait une conception exigeante et interventionniste des Droits de l'homme ; John Peters Humphrey (Canada), avocat et diplomate, proche collaborateur de Laugier, il écrivit la première ébauche, un document de 400 pages ; enfin Stéphane Hessel (France), diplomate, chef de cabinet du même Laugier, le plus jeune. On voit combien l'esprit de la France libre souffla sur cette commission. La Déclaration est adoptée le 10 décembre 1948 par les Nations unies au palais de Chaillot, à Paris. Avec l'afflux de nouveaux fonctionnaires, dont beaucoup convoitent un poste bien rémunéré, « isolant les marginaux en quête d'idéal » selon le propre commentaire d'Hessel dans ses mémoires,il quitte les Nations unies. Il est affecté par le ministère des Affaires Étrangères à la représentation de la France au sein d'institutions internationales, l'occasion de retrouver temporairement, à ce titre, New York et les Nations unies. Pendant la guerre d'Algérie, il milite en faveur de l'indépendance algérienne. En 1977, avec la complicité du secrétaire général de l'Élysée, Claude Brossolette, le fils de Pierre, chef autrefois du BCRA, il se voit proposer par le président Valéry Giscard d'Estaing le poste d'ambassadeur auprès des Nations unies, à Genève. Il ne cache pas que, de tous les hommes d'État français, celui dont il s'est senti le plus proche est Pierre Mendès France, connu à Londres à l'époque de la France libre et retrouvé aux Nations unies en 1946 à New York, où ce dernier représente la France au sein du Conseil économique et social.
Il va devoir sa consécration comme diplomate à « cette modification dans le gouvernement de la France, écrit-il encore, que constitue l'arrivée de François Mitterrand à l'Élysée », en 1981. « Elle a fait d'un diplomate assez étroitement spécialisé dans la coopération multilatérale, arrivé à deux ans de sa retraite, un ambassadeur de France. » Il adhère au parti socialiste. « Je me demande pourquoi ? Première réponse : le choc de l'année 1995.
Je n'imaginais pas les Français assez imprudents pour porter Jacques Chirac à la présidence. » Disposant désormais d'un passeport diplomatique, il se rend avec sa nouvelle femme en 2008 et 2009 dans la bande de Gaza et à son retour témoigne sur la douloureuse existence des Gazaouis. « Je me suis toujours situé du côté des dissidents, déclare-t-il à la même époque. »


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Rabu, 01 Januari 2014

Les mains du miracle

...pour acheter l'incroyable scénario de cette histoire vraie de masseur-

kinésie suédois, initié aussi par un asiatique , se retrouvant à soigner


Himmler en échange de wagons destinées au camps !!! ???


Et personne ne crie "au Génie !" M?me pas les Editions Poche qui pourra?t


ressortir ce chef d'oeuvre méritant une diffusion trés large , surtout


dans cette période traversée ......


Souhaitons que de tel message soit re?u par des esprits éveillés ......


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Dialogues Désaccordés

Alain Soral, polémiste, écrivain, essayiste et réalisateur.

"Intellectuel dissident », ancien militant communiste, conseiller de Marine Le Pen pour les affaires sociales et le problème des banlieues de 2007 à 2009, fondateur en 2007 de "Égalité et Réconciliation", une association « nationaliste de gauche", candidat aux élections européennes de 2009 en Île-de-France sur la « liste antisioniste » conduite par Dieudonné.


Bibliographie :


Les Mouvements de mode expliqués aux parents, avec Hector Obalk, Robert Laffont, 1984.
Le Jour et la Nuit, ou la vie d'un vaurien, roman, Calmann-Lévy , 1991 Rééd. sous le titre La Vie d'un vaurien, Éditions Blanche, 2001
Sociologie du dragueur, Éditions Blanche, 1996
Vers la féminisation ? Démontage d'un complot antidémocratique, Éditions Blanche, 1999
Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, Éditions Blanche , 2002
Socrate à Saint-Tropez : texticules, Éditions Blanche, 2003
Misères du désir, Éditions Blanche, 2004
CHUTe ! Éloge de la disgrâce, Éditions Blanche, 2006
Comprendre l'Empire, Éditions Blanche, 2011


En 2001, il réalise Confession d'un dragueur, avec Saïd Taghmaoui et Thomas Dutronc.
Son dernier essai, Comprendre l'Empire est sans doute son livre le plus profond, le plus complet et le plus polémique de tous !


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Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi

L'organisation

LORSQUE, comme moi, on ne sait rien de Compostelle avant de partir, on imagine un vieux chemin courant dans les herbes, et des pèlerins plus ou moins solitaires qui l'entretiennent en y laissant l'empreinte de leurs pas. Erreur grossière, que l'on corrige bien vite lorsqu'on va chercher la fameuse credencial, document obligatoire pour accéder aux refuges pour pèlerins !
On découvre alors que le Chemin est l'objet sinon d'un culte, du moins d'une passion, que partagent nombre de ceux qui l'ont parcouru. Toute une organisation se cache derrière le vieux chemin : des associations, des publications, des guides, des permanences spécialisées. Le chemin est un réseau, une confrérie, une internationale. Nul n'est contraint d'y adhérer, mais cette organisation se signale à vous dès le départ, en vous délivrant la credencial, ce passeport qui est bien plus qu'un bout de carton folklorique. Car, dûment fiché comme futur-ancien-pèlerin, vous recevrez désormais des bulletins d'études savants, des invitations à des sorties pédestres et même, si vous habitez certaines villes, à des séances de restitution d'expériences, organisées autour de voyageurs fraîchement rentrés. Ces rencontres amicales autour d'un verre s'appellent «Le vin du pèlerin» !
J'ai découvert ce monde en entrant par une après-midi pluvieuse dans la petite boutique sise rue des Canettes à Paris, dans le quartier Saint-Sulpice, siège de l'association des Amis de Saint-Jacques. L'endroit détone, au milieu des bars branchés et des boutiques de fringues. Il fleure bon sa salle paroissiale et le désordre poussiéreux qui l'encombre a l'inimitable cachet des locaux dits «associatifs». Le permanencier qui m'accueille est un homme d'un certain âge - on dirait aujourd'hui un «senior», mais ce terme n'appartient pas au vocabulaire jacquaire. Il n'y a personne d'autre dans la boutique et j'aurais l'impression de le réveiller s'il ne se donnait pas beaucoup de mal pour paraître affairé. L'informatique n'a pas encore pris possession du lieu. Ici règnent toujours la fiche bristol jaunâtre, les dépliants ronéotypés, le tampon baveux et son encreur métallique.
Je me sens un peu gêné de déclarer mon intention - pas encore arrêtée, pensé-je - de partir sur le Chemin. L'ambiance est celle d'un confessionnal et je ne sais pas encore que la question du «pourquoi» ne me sera pas posée. Prenant les devants, je tente des justifications qui, évidemment, sonnent faux. L'homme sourit et revient à des questions pratiques : nom, prénom, date de naissance.
Il me conduit peu à peu jusqu'au grand sujet : est-ce que je souhaite adhérer à l'association avec le bulletin - c'est plus cher - ou sans, c'est-à-dire en payant le minimum : il me donne les prix de chaque option. Les quelques euros de différence lui semblent suffisamment importants pour qu'il se lance dans une longue explication sur le contenu précis des deux formes d'adhésion. Je mets cela sur le compte d'un désir louable de solidarité : ne pas priver de Chemin les plus modestes. En cours de route, j'aurai l'occasion de comprendre qu'il s'agit de bien autre chose : les pèlerins passent leur temps à éviter de payer. Ce n'est souvent pas une nécessité, mais plutôt un sport, un signe d'appartenance au club. J'ai vu des marcheurs, par ailleurs prospères, faire d'interminables calculs, avant de décider s'ils commanderont un sandwich (pour quatre) dans un bar, ou s'ils feront trois kilomètres de plus pour l'acheter à une hypothétique boulangerie. Le pèlerin de Saint-Jacques, que l'on appelle un Jacquet, n'est pas toujours pauvre, loin s'en faut, mais il se comporte comme s'il l'était. On peut rattacher ce comportement à l'un des trois voeux qui, avec la chasteté et l'obéissance, marquent depuis le Moyen Âge l'entrée dans la vie religieuse ; on peut aussi appeler cela plus simplement de la radinerie.

L'académicien a pris sur le Chemin de Compostelle, celui du Nord. Il revient de son pèlerinage avec un récit réjouissant...
Il ne relate pas quelque exploit sur le mont Blanc ou le Cervin ou simplement dans les Alpes, ce qui suffirait à lui valoir les honneurs des Éditions Guérin. Mais cet homme en nage a tout de même traversé les Pyrénées, en route vers Compostelle par le chemin du nord - la montagne. À voir son air hagard, il semble avoir souffert. Et pourtant, à première vue, son récit est alerte, rempli de notations drôles et lucides. Il porte un titre intrigant : Immortelle randonnée... (Etienne de Montety - Le Figaro du 28 mars 2013)

Médecin, auteur à succès, ambassadeur, académicien et tout juste lauréat du Prix Nomad's... L'hyperactif impénitent s'est essayé au dépouillement sur le chemin de Compostelle. Un exercice délicat pour cet éternel inquiet...
Marcher en compagnie du pèlerin Rufin, d'Hendaye à Compostelle (par le chemin du Nord, plus difficile et moins fréquenté que le Camina francès), est un enchantement. Pas une seconde d'ennui tout au long de ces 900 kilomètres et 270 pages, où l'on assiste à la mutation de l'académicien-ambassadeur en clochard céleste. (Marianne Payot - L'Express, avril 2013)


Médecin, ambassadeur, académicien, tout récent lauréat du Prix Nomad's, le Goncourt raconte son pèlerinage. Une respiration salutaire...
Et au bout du compte, que réalise notre Candide ? L'expression est peut-être usée, mais elle correspond à la vérité : l'itinéraire a été avant tout humain, et les portraits esquissés par Rufin l'illustrent à merveille. La dimension spirituelle et religieuse est là, bien entendu. Mais la dimension «pratique» prend souvent le pas : quand et où manger, où trouver à boire, comment soigner ses ampoules, comment dormir - l'auteur appartenant à la catégorie des habitués aux interminables heures passées à plat dos, les yeux grands ouverts. On prend le Chemin pour penser, et on en ressort l'esprit vidé. L'écrivain résume tout cela d'une belle formule : «Le Chemin est une initiation par le corps.» (Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 4 avril 2013)


Plus philosophe ironique à la Diderot que lyrique croyant à la Péguy, Rufin croque avec dérision les pittoresques sensations de son long cheminement...
Mais le chemin finit bientôt par hanter celui qui s'y était nonchalamment embarqué. «En partant pour Saint-Jacques je ne cherchais rien et je l'ai trouvé.» Par-delà toute spiritualité, c'est un lancinant apprentissage du vide qu'a vécu le marcheur. Et un vide qui conduit au plein. En témoignent les lumineuses réflexions - sur la religion, l'histoire, la politique même - qui ponctuent son odyssée et éclairent ici la lecture d'un éclat vif. Drôle, brillant, généreux mais sans concession, cet étonnant carnet de route ne donne qu'une envie : tenter aussi l'aventure de Compostelle. Vite. (Fabienne Pascaud - Télérama du 15 mai 2013)


Les amoureux de Compostelle le savent bien? : le récit jacquaire est un genre presque aussi embouteillé que l'antique «camino frances» menant au sanctuaire galicien. Un énième carnet de route n'a donc rien de franchement nouveau. Faut-il pourtant passer son chemin? ? Non, car il n'est pas si courant qu'un membre de l'Académie française, couvert d'honneurs et de prix littéraires, se frotte à un tel exercice? : ceux qui apprécient Jean-Christophe Rufin y retrouveront avec bonheur le style incisif et évocateur qui fait la marque de cet écrivain prolifique. L'autre mérite de cet ouvrage est de rendre hommage à un itinéraire peu emprunté, l'âpre «Camino del Norte» qui longe l'Atlantique à travers le Pays basque, la Cantabrie, les Asturies et la verte Galice. (François-Xavier Maigre - La Croix du 6 juin 2013)


En fait, l'écrivain a compris que cette voie usée par le piétinement sourd des légions de fidèles, dans le ressassement des siècles, possédait un véritable génie : celui de faire oublier au marcheur les raisons qu'il a de s'y engager. C'est même sa principale vertu : «On est parti, voilà tout.» Tel Diderot dans «Jacques le fataliste», l'auteur y puise la matière d'un formidable divertissement philosophique. La leçon de ce «Jacquet le fataliste» serait qu'on s'allège, en marchant, de tout ce qui afflige et pèse, les illusions, les mensonges, les duperies. «C'est bien pour cela que, d'ici peu, je vais reprendre la route», conclut Jean-Christophe Rufin. (Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 9 mai 2013)


L'académicien, Goncourt 2001, embarque son lecteur avec des anecdotes pittoresques et une autodérision salutaire. Il décortique le «façonnage du marcheur» au fil des jours et des kilomètres, l'«alchimie du temps sur l'âme». Il y a les transformations physiques du marcheur de longue haleine, mais surtout la métamorphose spirituelle : «On devient à la fois complètement étranger à ce que l'on était avant et prêt à rencontrer les autres.» (Eliane Patriarca - Libération du 27 juin 2013)


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1914-2014: L'Europe sortie de l'Histoire ?

On peut prédire, sans risque de se tromper, que la commémoration, en 2014, du déclenchement de la Première Guerre mondiale sera instrumentée à des fins politiques. Au nom du « Plus jamais ça ! », il s’agira, pour nos classes dirigeantes, de justifier la mise en congé de la démocratie en Europe au prétexte, cent fois ressassé, de sauver celle-ci de ses démons. Même si comparaison n’est pas raison, il m’a paru éclairant, pour comprendre comment l’Europe a été progressivement sortie de l’Histoire, de rapprocher les deux mondialisations, la première, avant 1914, sous égide britannique, et la seconde, depuis 1945, sous égide américaine, chacune posant la question de l’hégémonie sans laquelle on ne peut comprendre ni l’éclatement de la Première Guerre mondiale ni l’actuel basculement du monde de l’Amérique vers l’Asie. La brutale accélération du déclin de l’Europe ne tient pas seulement aux deux conflits mondiaux qu’a précipités un pangermanisme aveugle aux véritables intérêts de l’Allemagne. Elle résulte surtout de la diabolisation de ces nations nécessaire à des institutions européennes débilitantes qui ont permis leur progressive mise en tutelle par de nouveaux « hegemon » . Afin de ne pas être marginalisée dans la nouvelle bipolarité du monde qui s’esquisse entre la Chine et l’Amérique, l’Europe a besoin de retrouver confiance dans ses nations pour renouer avec la démocratie et redevenir ainsi actrice de son destin. Rien n’est plus actuel que le projet gaullien d’une « Europe européenne » au service du dialogue des cultures et de la paix, une Europe compatible avec la République, où la France et l’Allemagne pourront œuvrer de concert à construire l’avenir d’un ensemble allant de la Méditerranée à la Russie. Dans une « réconciliation » enfin purgée de ses ambigüités et de ses non-dits : celle de deux grands peuples capables de poursuivre ensemble leur Histoire. J.-P. C.


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L'aventure de Tara Tari

Un jeune homme de vingt-six ans sans notion de navigation en solitaire à la voile ; un bateau construit en trois mois avec de la fibre de jute et des matériaux de récupération pour l'essentiel ; quatorze mille kilomètres (huit mille milles) du Bangladesh à la France à travers l'océan Indien, la mer Rouge, le canal de Suez, la Méditerranée ; six mois de navigation des rives du Gange vers La Ciotat en passant par les golfes du Bengale et d'Aden, des zones réputées pour les attaques de pirates : voici résumée l'aventure fabuleuse de Tara Tari et de Corentin. Corentin de Chatelperron a réussi à prouver qu'un voilier peut être construit avec de la fibre de jute - plante cultivée qui pousse à profusion au Bangladesh - et qu'une alternative solidaire est possible aux matériaux composites pollueurs et destructeurs de la Nature. Tara Tari, simple voilier inspiré des bateaux de pêche bangladeshis, a démontré que la navigation en haute mer est réalisable avec des matières naturelles et recyclées. Ce récit conte un exploit marin audacieux, solitaire et solidaire.


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Conversations avec moi-même : Lettres de prison, notes et carnets intimes

L'autobiographie de Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, est déjà un ouvrage classique et connu du grand public. Ici, l'auteur nous livre tout autre chose : il s'agit d'un ensemble de prises de notes, d'extraits de son journal intime, de lettres écrites à ses proches, dont une grande partie avait été censurée par l'administration de la prison où Mandela a séjourné plus de vingt années.

La première chose qui frappe à la lecture de ces documents, c'est la grande tranquillité qui s'en dégage. On ne se leurrera pas sur le choix éditorial qui doit s?rement ?tre derrière, mais néanmoins qu'elle force! Quelle patience! Et quel pacifisme!


Voilà la grande le?on de Nelson Mandela, c'est la résistance tranquille, m?me en prison, m?me enfermé, l'homme a su résister, s'opposer, et finalement triompher (au bout de quelle endurance!!) de l'injustice.


Car finalement, ce n'est point la pugnacité, ou la revanche, qui animèrent Mandela, mais le désir profond et viscéral de vivre dans un monde juste et équitable. Aussi, on ne lit nulle trace de colère (laquelle serait pourtant légitime) ou d'abattement, jusqu'aux textes les plus anciens qui témoignent de cette certitude que le combat continuait, finalement, m?me dans les heures de sa vie les plus sombres, les plus immobiles (on apprend que certaines années il n'avait droit qu'à deux visites par semestres).


Mais Mandela n'est pas un utopiste pour autant. A sa sortie de prison, il acceptera de devenir le candidat de son parti aux élections d'Afrique du Sud pour un mandat.


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Ainsi fait-il

François, premier pape jésuite d'Amérique latine, intrigue, fascine et suscite des interrogations au-delà du monde catholique. Avec une grande liberté de ton, Henri Madelin, Jésuite éclairé et respecté, ancien Provincial de France, interrogé par Caroline Pigozzi, spécialiste du Vatican, dévoile les différents visages du 265e successeur de Pierre. Caroline Pigozzi a suivi Jorge Mario Bergoglio à Rome depuis son élection au Poste Suprême. Elle s'est rendue en Argentine, pays natal du Pape, pour enquêter auprès de ses proches et des prêtres argentins qui l'ont côtoyé. Elle l'a accompagné au Brésil dans l'avion papal pendant son premier voyage à l'étranger à l'occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse et elle a pu l'interroger sur les Jésuites. Les auteurs nous livrent le premier document complet sur le Souverain Pontife. Ils nous font découvrir un être émouvant, aussi politique que charismatique même dans l'intimité et toujours surprenant. A travers ce portrait inédit, Caroline Pigozzi et Henri Madelin nous racontent aussi l'extraordinaire aventure de la Compagnie de Jésus. Grâce à une profonde enquête sur le terrain, vingt-quatre pages de photos inédites, les confessions sans complaisance du père Madelin et un annuaire original des jésuites qui ont marqué l'Histoire, Ainsi fait-il est l'ouvrage clé pour découvrir la personnalité de ce pape conquérant venu du bout du monde.

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